mercredi 6 novembre 2013

Aux chiottes, les histoires !

Ayant fait un billet à propos de toilettes, récemment, mes millions de lecteurs réclament des publications plus fréquentes. Certes, je dois reconnaître que je passe un certain temps dans ces lieux sympathiques mais je ne suis pas plus spécialiste qu’un autre. Je prends néanmoins l’engagement devant dieu, ce qui ne me coûte pas cher, n’étant pas croyant, de raconter dorénavant dans ce blog toutes les histoires de cabinets qui m’arriveront.

Dans l’attente, il me faut écluser le stock. Ce que j’ai en mémoire.

Petit 1 : la fois où j’ai aidé l’ancien patron de l’Aéro à déboucher les chiottes chez lui. C’était un caleçon qui bouchait le truc et ce caleçon n’était pas propre. Aucun de nous n’a vomi mais nous aurions été excusables.

Petit 2 : la fois où je suis entré dans les chiottes du bureau après mon PDG, ça puait tellement que j’ai été obligé de sortir. Il était toujours en train de se laver les mains.

Petit 3a : la fois où j’ai ouvert la porte des chiottes et qu’un collègue était assis à faire ce qu’il avait à faire.

Petit 3b : la fois où un collègue a ouvert la porte des chiottes alors que j’étais assis confortablement le pantalon sur les mollets.

Petit 3c : le même mais j’étais en train de jouer avec mon iPhone.

Petit 3d : la fois où la porte des chiottes s’est ouverte pendant que j’étais debout en train de me torcher le cul. C’était la femme de ménage qui venait remettre du papier.

Petit 3e : la fois où il n’y avait plus de papier et où il a fallu que je sorte pour aller dans les toilettes d’à côté.

Petit 3 : la fois où il restait du papier mais où je n’arrivais pas à trouver le bout du rouleau, qu’il a fallu que je charcute avec mes clés pour en tirer un bout.

Petit 4 : la fois où je bossais dans un bureau où les chiottes étaient très mal insonorisées (je me comprends : quand on était sur le trône, on entendait tout ce qui se passait dans la pièce avec les lavabos et les urinoirs). Au bout de 2 ans, on arrivait à reconnaître le bruit des mictions de chacun. Et savoir ceux qui ne se lavent pas les mains après.

Petit 5 : la fois où j’ai envoyé mon premier tweet en faisant caca dans une station service le long de l’autoroute (ça n’a aucun intérêt mais ça m’avait fait rigoler à un point où c’était devenu une habitude).

Petit 6 : la fois où je n’ai pas pu serrer la main de Lionel Jospin en sortant des chiottes de France 2 parce que je venais de me laver les miennes et qu’il n’y avait plus de machin pour s’essuyer.

Petit 7 : la fois où j’ai loupé les pissotières mais pas mes chaussures et qu’un collègue me l’a fait remarquer.

Petit 8 : la fois où j'ai visité l'appartement de la patronne de la Comète et où, en redescendant, j'étais tellement pressé que j'ai du foncer aux toilettes, embaumant tout le bistro à l'heure de l'apéro...

Petit 9 : la fois où ça puait tellement à la Comète après le passage de Ramdane aux toilettes (officiellement pour pisser) que je lui ai demandé si le couscous était si fort que ça (je sais, c'est raciste). Ca fait des années (6 ou 7) qu'on le lui rappelle et ça l'énerve toujours autant.

Petit 10 : la fois où Patrice s'est endormi et qu'il a fallu ouvrir la porte de l'extérieur parce que c'était l'heure de la fermeture.

15 commentaires:

  1. J'aime bien le Petit 3 et son boulot du rouleau

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  2. Le 3e est une angoisse au boulot, surtout après une heure de bouchon le matin et que dans l'urgence en arrivant, on n'a eu le temps de vérifier le stock.

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  3. Le petit 3 m'arrive régulièrement, faire rouler le rouleau pendant 5 minutes interminable pour trouver enfin le bout..
    Sinon le reste je sais pas, je suis une princesse et je ne fais pas caca
    ;-)

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  4. Vu le nombre de commentaires, il n'y a que très peu de tes lecteurs qui s'intéressent à pipi caca

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  5. Je viens de passer un moment merveilleux à la lecture de ce billet : merci

    (Je me souviens du bar où on se regarde la bite aussi...)

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  6. On se reconnait tous dans ces moments de solitudes.

    Je me permet de rajouter :

    Petit 11 : La fois où accablé par la chaleur de la canicule, je m'arrète sur une aire d'autoroute. L'urinoir sans doute détraqué, ou par vice en me voyant me présenter pour faire ma petite affaire, se met a asperger la région dénudée d'une douce bruine rafraichissante ... Put... que c'est bon.

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