jeudi 27 juin 2013

Rigolons des blogueurs Sarkozystes

J’ai trouvé une vocation à ce blog : taper sur les blogs qui soutiennent une droite qui m’horripile, celle qui a soutenu activement Nicolas Sarkozy et qui serait près à soutenir activement Jean-François Copé. J’ai de quoi faire un billet par jour. Aujourd’hui, par exemple, j’en ai trouvé un savoureux. Je ne vais pas mettre de lien car je n’en veux pas spécialement à l’auteur. Google peut vous aider.

Il commence par accuser le gouvernement par faire une diversion en prononçant la dissolution de groupuscules d’extrême droite. Premier mensonge : ce n’est pas le gouvernement qui a prononcé la dissolution mais les groupes eux-mêmes. Pas grave.

Ensuite, il commence une phrase par : « Mis à part les chiffres du chômage publiés hier soir et guère encourageant pour l’avenir », ce qui grotesque. Les chiffres du chômage sont évidemment encourageants dans la mesure où la hausse est, sans doute provisoirement, enrayé. On a la première baisse depuis deux ans, même légère, et ça ne serait pas encourageant. C’est n’importe quoi. Qu’il dise, s’il veut, que c’est de l’esbroufe, un hasard ou que la politique du Gouvernement va faire repartir le chômage à la hausse mais pas qu’un bon chiffre n’est pas encourageant.

A croire qu'il souhaite une hausse du chômage pour pouvoir taper sur la droite. Il écrit ce qu'il veut mais je ne peux lui conseiller que de faire attention à ce qu'il dit...

Z’avez vu ? Je n’en suis qu’à l’introduction… Je pourrais en faire des tonnes. 

Tiens ! La suite : « il est un autre élément d’importance que les français n’ont étrangement pas vu passer hier.  Pour le second trimestre consécutif, l’INSEE indique que le PIB se replie de 0,2%. » Certes ! L’Insee et les services ad hoc ont aussi annoncé une augmentation du pouvoir d’achat, une amélioration du moral des industriels. Quand j’ai fait mon billet, hier soir, j’ai cité tous les chiffres… : le fait que l’on soit en récession, que la consommation des ménages baisse, que le climat des affaires dans les services soient mauvais,… 

Je n’ai pas cité que les chiffres favorables à mon camp. Et je ne l’ai pas fait en disant que les bons chiffres n’étaient pas encourageants. Il en va d’une question de crédibilité.

« Concrètement, cela veut dire que la France est officiellement en récession. » Je garde cette phrase pour plus tard.

« Les opportunistes et autres arrangeurs de la vérité vous diront qu’encore une fois c’est de la faute à Nicolas Sarkozy, qu’ils ne sont responsables de rien, que c’est la conjoncture mondiale qui est en cause, l’austérité en Europe et j’en passe… » Ben oui, c’est de bonne guerre, non ? Et objectivement, redresser une économie à la dérive depuis dix ans ne se fait pas en claquant des doigts.

« Il n’empêche qu’il y a malgré tout certains points qu’il est prudent de ne pas oublier avant d’avaler naïvement leurs sornettes. » Ah ! Le gars est sûr de lui ? Voyons voir. « Qui a adopté durant le dernier semestre de l’année 2012 des mesures budgétaires contraignantes à effets immédiats, passant principalement, je le rappelle, par des hausses massives d’impôts et de prélèvements ? » J’ai trouvé ! Nicolas Sarkozy qui avant même d’être élu avait déjà décidé d’une nouvelle augmentation de la TVA.

« Qui a basé son budget pour l’année 2013 en fonction de critères trop optimistes et dont la facture sera directement adressée aux français ? » Il veut qu’on reparle du budget 2012, préparé fin 2011 que la droite a fait adopter alors qu’elle avait déjà annoncé de nouvelles hausses d’impôts, notamment du taux réduit de TVA, parce qu’elle s’était plantée sur toute la ligne, que de très mauvais budgets et annonces successives ont fait perdre le fameux triple A. La droite qu'il a soutenu annonçait déjà les "collectifs budgétaires" pour l'année suivante avant même d'avoir fait valider un budget par des députés godillots.

« Se défausser constamment sur ses prédécesseurs est à la fois un acte facile et un acte lâche. En réalité, la politique de Nicolas Sarkozy n’impacte plus sur notre quotidien depuis de nombreux mois, pour ne pas dire depuis au moins la fin de l’année dernière… » En fait, c’est cette partie qui m’a fait rigoler, ce matin. Mais j’ai mauvais esprit. Rien que le « En réalité » est cocasse (et le « n’impacte plus sur notre quotidien » mériterait de rester dans les annales). 

La politique menée depuis des années n’aurait pas d’impact sur notre quotidien ?

Se défausser constamment sur ses prédécesseurs ? De la part de gaziers qui n’ont qu’un seul argument en matière d’économie depuis 10 ans (c’est de la faute aux 35 heures), c’est amusant.

Ah ! J’avais laissé une phrase de côté. « Concrètement, cela veut dire que la France est officiellement en récession. » Je vous laisse le mot « officiellement » : ceux qui sont dans la mouise apprécieront. Toujours est-il que notre lascar oublie de préciser que la « récession officielle » est deux trimestres consécutifs avec « une croissance négative » ce qui inclut donc le dernier trimestre 2012 : Nicolas Sarkozy est donc responsable puisque sa responsabilité se serait arrêté fin 2012.

Conclusion : « Alors pendant qu’on essaie de vous endormir pour que les responsables de cette situation puissant à nouveau passer pour se bons Saint-Maritain, ne perdez pas de vue que la situation actuelle se dégrade et qu’ils auront beau gesticuler de toutes leurs forces, nous ne sommes en aucun cas dupe… »

C’est vrai qu’on trouve de tout à la Samaritaine.

11 commentaires:

  1. "pour que les responsables de cette situation puissant à nouveau passer pour se bons Saint-Maritain"

    est ce que ton "interlocuteur" pourrait nous dire
    quand on fête ce saint ?
    quand et qui l'a canonisé ?
    et nous raconter une brève biographie

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  2. Voui, voui, voui...C'est très facile de juger de l'extérieur une situation quand on ne la vit plus au quotidien.
    Bon, de toute façon, Genève est en crise, il reviendra sur France dans pas longtemps et il pourra alors nous faire profiter de ses lumières en jugeant sur le terrain, pas sur des chiffres.

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    1. Tu te trompes de Pierre.

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    2. Ah, zut, n'empêche qu'on dirait qu'il ne vit pas en France avec cette analyse, je lui trouvais des circonstances atténuantes...

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  3. Il est bon ce Pierre Parillo dis donc!

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