mardi 11 septembre 2012

Irrationnelles blogowars !

Hielena Cyclo s’étonne de la violence des propos qui sont parfois tenus entre blogueurs alors que c’est un sujet récurent depuis que je tiens mes blogs. Elle provient essentiellement d’Internautes qui n’ont pas de recul. Dans un langage assez courant, on appelle ça des cons. Au comptoir des bistros, ils sont exaspérants, dans les blogs aussi.

Tout part d’un comportement irrationnel d’un lascar.

Hielena parle d’un blogueur qui m’est tombé dessus récemment ainsi que sur mon copain Sarkofrance. Ce type semble avoir une certaine connaissance de la blogosphère. Le billet en question est le premier de son blog et je n’arrive pas à croire que c’est par hasard qu’il tape sur les deux blogueurs tauliers des deux blogs qui ont été les premiers du seul classement de blogs politiques pendant près de trois ans.

Nous avons donc affaire à un type qui nous connaît certainement relativement bien et qui nous tombe dessus en prenant une autre identité. Aucun intérêt : pas rationnel. Une perte de temps. Je me trompe peut-être, me direz-vous. Dans ce cas, ce n’est pas rationnel non plus. Pourquoi débuter par taper sur deux blogueurs expérimentés dans son premier billet de blog ? C’est comme si un lascar sortant de sa première leçon de conduite lançait que les champions de Formule 1 ne savent pas conduire…

Un premier exemple !

Peu après l’élection de François Hollande, je suis tombé sur un blogueur qui se foutait de la petite taille du nouveau Président et je le lui ai reproché : pas d’attaque sur le physique. Il m’a immédiatement engueulé en répliquant que je n’avais fait que ça pendant cinq ans. Or, ce n’est pas vrai… Je n’ai jamais parlé de la taille de Nicolas Sarkozy, je me suis uniquement une fois ou deux (5 ans, 800 billets par an) moqué de lui quand il voulait cacher sa petite taille.

Le blogueur n’est pas objectif et fainéant : celui-ci n’a pas essayé de penser une minute que je pouvais ne pas avoir parlé de la taille de Nicolas Sarkozy et qu’il allait baser une argumentation sur un fait erroné alors qu’il lui suffisait de répondre à mon premier commentaire : « Bah, si on ne peut plus rigoler, mais je reconnais que, heu… ».

Ce blogueur aurait pu reconnaître, en lui-même, qu’il avait réellement merdé. Il ne l’a pas fait. Il n’est pas rationnel. Pas capable d’analyser son propre comportement.

Ceci n’est qu’anecdotique. Par contre, la conséquence est que le blogueur m’a pris en grippe pour une mauvaise raison. Il va continuer à s’enfermer dans sa propre erreur. C’est presque irrémédiable.

C’est ainsi que naissent les querelles de blogueurs.

Il y a une première bisbille sans intérêt mais le mal est fait. Le type m’a probablement pris en grippe parce que j’avais « gagné » un premier conflit alors que, pendant un temps, il pensait m’avoir assassiné.

Ce n’est parfois pas le cas.

Je vais prendre mon cas personnel. Des loquedus me prennent régulièrement en grippe à cause de :
-         mon style bourrin : ils ne comprennent pas que mon blog puisse être populaire tout en étant écrit d’un comptoir alors que, hein, ils ont du style, même qu’ils pourraient écrire des livres,
-         mon positionnement politique : la social-démocratie de gouvernement, c’est le mal. Avoir un avis posé prenant en compte des contraintes politiciennes est abominables,
-         le classement de mes blogs : voir le premier tiret. Eux, ils écrivent bien et devraient être premier alors que je ne raconte que n’importe quoi.

Tout ceci n’est pas rationnel. Je passe les dommages collatéraux : par exemple, mon côté comptoir fait que des féministes me prennent pour un gros machiste (je parle de gonzesses, de couilles, de copains de comptoir, …).

L’autre dommage collatéral, parce que je suis un peu soupe-au-lait est que je suis obligé de me justifier. Par exemple :
-         à propos de mon soutiens à Hollande, j’ai un peu rapidement tendance à dire « hé ho, fais pas chier, on a gagné les élections » ou « hé ho, j’ai soutenu Hollande avant les élections, je vais attendre qu’il fasse réellement des conneries pour lui taper dessus ».
-         à propos des classements et des blogs, je dis souvent que je m’en fous (du même que du nombre de blogueurs, …). Peu importe si c’est vrai ou pas.

Ca énerve.

Il est temps de passer aux travaux pratiques.

Il y a quatre ou cinq ans, j’avais fait un billet pour dénoncer la pire connasse de la blogosphère. De mémoire, c’était à peu près le titre de mon billet. J’y dénonçais une blogueuse libérale qui se battait pour la suppression de la sécurité sociale.

Le blogueur Bibi m’alors pris pour un gros con (je ne sais plus quels termes polis il emploie) et m’a gardé en grippe depuis. Force est de reconnaître que si j’ai fait l’erreur à la base, c’est bien lui qui a fait une double erreur d’analyse de la situation.

La première : qu’est-ce qu’on peut donc en avoir à foutre ! Qui va voir mon billet ? Je vais y revenir ci-après mais ce que je peux avoir à dire n’a strictement aucune importance. En plus, traiter de conne une gonzesse qui veut supprimer la sécurité sociale ne me parait pas extravagant.

La deuxième : il aurait du se dire que pour faire un tel billet surtout avec un tel titre, je devais être dans une ébriété qu’on ne pourrait qualifier de légère… Et il aurait probablement eu raison.

Ajoutons à cela qu’il me reproche de faire des liens vers chez Didier Goux, il m’a pris, semble-t-il, définitivement pris en grippe même si nous cohabitons cordialement maintenant.

Pourtant, cet été, je me suis pris une nouvelle attaque de Bibi !


Je vous livre un extrait du billet : « Le blogueur [moi] continue donc d’écrire. Il écrit pour «se faire plaisir», il s’amuse, il prend la vie et son «écriture» à la légère […]. Tout ou presque chez lui est amusant. Pourquoi pas ? Il est ainsi loin de tout ce qui fait l’ordinaire inavoué de l’humain blogueur (BiBi compris) : la vanité, l’orgueil, la prise de tête, le nombre de lecteurs, la colère, la rage, la jalousie, la méchante humeur, le copinage (peu interrogé), la fureur, la pusillanimité, l’angélisme, les traits infantiles, les critiques qui blessent, la tenue à distance de tout Surmoi, la pseudo-indépendance d’esprit etc. »

Bibi devrait jouer à la belotte. On le fait pour s’amuser mais tous les qualificatifs qu’il utilise (à part le nombre de lecteur !) pourraient s’y adapter ! Celui qui ne s’est jamais fait engueuler quand il aurait pu jouer une autre carte ne sait pas ce qu’est une critique qui blesse.

Ainsi, le Bibi nous sert toute une démonstration à côté de la plaque (ce n’est pas parce que je blog en m’amusant que je n’ai pas à m’intéresser à mon nombre de lecteurs), allant inventer un conflit entre Vogelsong et moi, pour démontrer quoi ?

On ne sait pas. C’est une charge gratuite.

Par contre, la conclusion – toute aussi fausse que le reste – est grave : « je hume un parfum d’anti-intellectualisme sur lequel notre Blogueur de Bicêtre ferait bien de faire attention car l’histoire de ce thème peut nous renvoyer très très très loin en arrière. »

Vous admettrez que ça revient à me traiter de facho !

Dans ces conditions, vous admettrez que je pourrais utiliser un tas d’insultes diverses pour le qualifier mais je connais quelques abrutis qui diraient encore que je suis grossier et vulgaire, mon dieu ! Comme si ce n’était pas encore plus grossier et vulgaire – et grave, surtout – de faire un billet pour démontrer qu’un blogueur de gauche est en fait un infâme fasciste, de ceux qui brulent les livres…

Rationnellement.

Pour en finir avec Bibi

Ce billet est le deuxième de Bibi en mon honneur depuis les élections. Il avait commencé par ce billet. Lisez-le rapidement. Admettez que sa conclusion (à mon sujet) revient à dire : « faites gaffe au gros, il va virer collabo ! ».

Bien qu’il résulte des conséquences de la vision peu rationnelle de Bibi, ceci est aussi à lier à ce que je disais plus haut : je suis critiqué uniquement parce que je défends Hollande…

Voila, Hielena, comment naissent beaucoup de conflits entre les blogueurs

Le monde est rempli de gugusses qui ne sont pas rationnels. Ils font des démonstrations inutiles mais la justesse des arguments leur importe peu.

Beaucoup se prennent pour des procureurs mais n’hésitent à flirter avec la loi de Godwin.

19 commentaires:

  1. Je ne voudrais pas prendre la défense de cet imbécile envieux et frustré de Bibi, mais je vous rappelle tout de même que, la dernière fois que vous êtes venu chez moi, mous avons passé la soirée vêtus des uniformes SS que j'étais allé louer au préalable. Et que, en outre, vous aviez pris soin de venir avec un nègre, afin que nous puissions lui mettre les fers et le condamner à l'eau du robinet, cependant que nous nous désaltérions de délicieuses orangeades et autres diabolos grenadine.

    Donc, vous auriez un petit fond fasciste que ça ne m'étonnerait pas, finalement.

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    1. Il n'empêche que vous virez collabo avec la gauche de la gaucheils vont perdre leurs repères. Moi le social démocratie facho et vous le réac communissssse.

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    2. Ils vont finir par exploser ! Heureusement, ce ne sera pas trop long de nettoyer la cervelle sur les murs…

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    3. C'était crédible jusqu'au "diabolo grenadine"...
      Là, le doute m'envahit ;-)

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  2. Pour une fois que j'ouvre l'ordi la nuit, je suis servie !
    Je dois avouer que je suis féministe, intellectuelle, et ménagère aussi, parce que l'un n'empêche pas l'autre, et que je me trouve très bien ici, la preuve, je reviens assez souvent.
    Ce type ne comprend rien.

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    1. Moi aussi, je suis féministe et ménagère, faudrait pas croire, hein !

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    2. Tu laisses les femmes mettre des commentaires maintenant?

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    3. Didier,

      Je ne crois pas.

      Fred,

      Oui, mais j'active la modération pour les femmes. Option très pratique de blogger.

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  3. Bon je devrais écrire un propos drôle et amusant, c'est ça ?!! Ben je ne trouve rien pour le moment car j'analyse : un besoin vital chez moi (maladif diront certains !!). Merci de (pour ?) cet éclairage. J'en arrive presque à la conclusion, assez basique, qu'il existe sur le net des gens jaloux, aigris, frustrés (et autres qualificatifs pour nommer l'étroitesse, voir leur manque total, d'esprit), comme dans la vraie vie, quoi ! Le souci, c'est que, comme dans la vraie vie, je n'arrive pas à m'y faire !

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    1. "Bon je devrais écrire un propos drôle et amusant, c'est ça ?" non, ce n'est pas ce que je voulais dire !

      Il existe beaucoup plus de frustrés sur le net que sur la vraie vie ! Il faut s'y faire.

      Tiens, j'ai un complément de réponse à donner sur ton blog à une réponse que tu as faite (à Rosa, je crois). J'arrive.

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    2. Je sais que ce n'est pas ce que tu voulais dire, mais c'est ce que je voulais faire, suite aux autres, mais je réfléchissais trop !!

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    3. Oui, il en faut pas trop réfléchir.

      Il ne faut surtout pas réfléchir à l'objet des billets qu'on va faire... Il faut laisser venir l'envie : le blogage est un loisir.

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  4. Je trouve les trolls ciblés un peu mous du genou, aujourd'hui.

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